À La Réunion, quand quelqu'un cherche « boulangerie Saint-Pierre » ou « plombier Le Tampon », il ne va pas plus loin que les trois fiches affichées dans le pack local de Google — ce petit bloc avec une carte et trois entreprises, juste sous les annonces. Y figurer, c'est capter l'appel. En être absent, c'est offrir le client au voisin.

La bonne nouvelle : la fiche Google Business (ex-Google My Business) est gratuite et la plupart des commerces péï la remplissent à moitié. Voici les 7 réglages qui font vraiment bouger les lignes, dans l'ordre où on les traite chez nos clients.

1. La catégorie principale — le réglage le plus sous-estimé

Google décide d'afficher votre fiche d'abord en fonction de votre catégorie principale. « Restaurant » et « Restaurant créole » ne déclenchent pas les mêmes recherches. Soyez le plus précis possible, puis ajoutez 3 à 5 catégories secondaires pertinentes.

Exemple péï : une case qui se déclarait « Restaurant » a basculé en « Restaurant créole » + « Traiteur » + « Restaurant à emporter ». Résultat : elle remonte désormais sur « rougail saucisse à emporter » près de chez elle, une requête qu'elle ne touchait pas avant.

2. Les photos — au moins une par semaine

Les fiches avec photos récentes reçoivent nettement plus de clics et d'appels. Google interprète l'ajout régulier de photos comme un signal d'activité. Visez :

  • Façade et enseigne : pour que le client vous reconnaisse dans la rue.
  • Intérieur : on se projette avant de venir.
  • Produits / réalisations : ce que vous faites de mieux, en vrai (pas de banque d'images).
  • Équipe : on fait confiance à des visages.

Une photo par semaine suffit à maintenir le signal. C'est exactement le genre de routine qu'on automatise pour nos clients en gestion de réseaux sociaux.

3. Les avis — et surtout les réponses aux avis

Le nombre d'avis, leur note moyenne et leur fraîcheur comptent dans le classement local. Mais le réglage que tout le monde oublie, c'est de répondre à chaque avis, bons comme mauvais. Une réponse posée à un avis négatif rassure plus qu'un 5 étoiles parfait.

Demandez l'avis au bon moment : juste après une vente réussie, un café offert, un chantier livré. Un QR code sur le comptoir ou un SMS de remerciement multiplie les retours.

4. Les horaires — y compris les jours fériés

Rien ne casse plus la confiance qu'un client qui se déplace devant une porte fermée alors que Google annonçait « ouvert ». Renseignez vos horaires réels et les horaires spéciaux (fêtes, 20 décembre, périodes de fermeture). Google met en avant les fiches dont les informations sont fiables.

5. La description et les services détaillés

Vous avez 750 caractères pour décrire votre activité : utilisez-les pour parler le langage de vos clients, avec les mots qu'ils tapent. Ajoutez ensuite la liste de vos prestations une par une (« pose de fenêtres alu », « volet roulant », « moustiquaire ») — chacune devient une porte d'entrée supplémentaire.

6. Les posts Google — le canal que personne n'utilise

La fiche permet de publier des posts (offre, nouveauté, événement) qui s'affichent directement dans les résultats. Très peu d'entreprises réunionnaises s'en servent : c'est une fenêtre de visibilité quasi vide, donc facile à occuper. Un post toutes les deux semaines suffit à rester présent.

7. La zone de chalandise et les attributs

Précisez les communes que vous desservez si vous vous déplacez (Saint-Pierre, Le Tampon, Saint-Louis, Saint-Joseph…). Activez les attributs pertinents : « accès PMR », « paiement sans contact », « terrasse », « devis gratuit ». Chacun peut faire basculer un choix entre vous et un concurrent.

En résumé : une fiche complète, vivante et qui répond à ses avis bat presque toujours une fiche plus ancienne mais laissée à l'abandon. C'est 30 minutes par semaine — ou un partenaire qui s'en occupe pour vous.

Envie de savoir où en est votre fiche aujourd'hui ? On regarde aussi le temps de chargement de votre site, qui pèse lui aussi sur votre visibilité locale.